Semaine québécoise des personnes traumatisées craniocérébrales (TCC)
17 au 23 mai 2009
La problématique demeure encore peu connue de la population, bien qu'elle constitue la cause principale de décès et d'incapacités chez les moins de 35 ans. Malgré ses effets souvent dévastateurs chez les personnes qui le subissent, elle n'est pas toujours apparente.
Bon an mal an, près de 12 000 personnes subissent un traumatisme crânien au Québec. Comme quoi ça n'arrive pas qu'aux autres. La Semaine québécoise des personnes traumatisées cranio-cérébrales (TCC), qui se tient du 17 au 23 mai prochain, vient nous le rappeler depuis maintenant sept ans. Partout au Québec, souligne la présidente du Regroupement des associations de personnes cranio-cérébrales du Québec, Nicole Tremblay, des activités sont mises sur pied pour sensibiliser la population à la réalité que vivent des milliers de Québécois et du rôle joué par les associations de personnes traumatisées crâniennes dans le processus de réintégration sociale et de soutien auprès de leurs proches.
« Une personne qui subit un traumatisme crânien voit sa vie basculée, chamboulée. Les séquelles peuvent être infiniment graves et c'est pour la vie. La personne doit apprendre à composer au quotidien, à faire le deuil de certains de ses acquis (...)
On oublie souvent que c'est tout l'entourage qui doit composer avec la nouvelle réalité de la personne traumatisée crânienne. Nous l'avons connue différemment, nous devons nous ajuster, tenter de comprendre, la soutenir dans la mesure de nos moyens(...) L'appui des associations de personnes traumatisées crâniennes est essentiel », d'expliquer la présidente, elle-même mère d'une enfant vivant avec un traumatisme crânien.
Malgré tout, la personne peut sembler avoir peu de difficultés compte tenu des séquelles peu visibles.
Les accidents de route demeurent la principale cause des traumatismes crâniens, mais non la seule : accident de travail, pratique d'un sport, chute, agression physique, etc. Peu importe la cause, ce qu'on retient, ce sont les séquelles souvent permanentes et irréversibles. Une blessure au cerveau peut en effet entraîner de graves conséquences sur les plans physique, cognitif, affectif et comportemental : perte de mémoire, fatigabilité, impulsivité, difficultés d'attention, de concentration, etc.
La prévention est de mise
« Pour nous, cette Semaine prend tout son sens du fait que la problématique est encore peu connue de la population. Le message de prévention est d'une importance primordiale. Nous disons, aux jeunes particulièrement, que les comportements à risques peuvent avoir des conséquences irréparables », d'ajouter la présidente du RAPTCCQ.
La mission du RAPTCCQ vise à favoriser la concertation entre les 13 associations membres dans le soutien de leurs projets communs. Pour ce faire, il favorise l'échange entre ses membres tout en les représentant auprès des instances pertinentes, dont la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). De leur côté, les associations membres contribuent au maintien des acquis des personnes TCC après leur séjour en centre de réadaptation, et ce, en oeuvrant à une intégration sociale qui favorise autonomie et maintien dans le milieu de vie naturel, tout en apportant simultanément soutien et aide aux familles et aux proches des victimes.
